Les coupes minent la salubrité
Les systèmes qui empêchent la contamination, les épidémies et les aliments insalubres d’atteindre la population canadienne sont affaiblis par les coupes drastiques dans la fonction publique.
Plus d’un million d’heures consacrées à la salubrité seront coupées
Au gouvernement, des coupes drastiques visent les scientifiques, inspecteur·rices, vétérinaires et expert·es qui préservent la salubrité alimentaire au Canada. Ils/elles inspectent les usines de transformation des aliments, enquêtent sur les cas de contamination, surveillent les maladies animales, interviennent en cas d’épidémie et veillent à ce que les entreprises respectent les règles de salubrité destinées à protéger la santé publique.
À l’ACIA, ces systèmes sont mis à rude épreuve. Les inspecteur·rices nous disent depuis longtemps que les pénuries de personnel laissent des milliers d’établissements sans contrôle, alors que les rappels de produits et les risques liés à la salubrité se complexifient. Plus d’un million d’heures dédiées à la salubrité sont coupées chaque année. La surveillance s’appuie de plus en plus sur des modèles de risque automatisés, l’autorégulation du secteur et des audits par des tiers. Lorsque l’expertise et l’application des règlements sont réduites, la contamination se propage davantage, les épidémies durent plus longtemps et les rappels arrivent trop tard.
Les coupes dans les systèmes de salubrité alimentaire ont de réelles conséquences
La volonté de l’ACIA de passer à un modèle par secteur d’activité inquiète, car une part croissante de la surveillance et de l’application des règlements devient de l’autorégulation et de l’automatisation, ce qui crée des lacunes dangereuses. Ces défaillances ne restent pas théoriques. Le Canada en subit déjà les conséquences. Voici ce qui est en jeu :
Listériose mortelle
Rappel de pistaches
Grippe aviaire
